In memoriam Georges Paillard,
17 janvier 1932-20 janvier 2004





Il y a les nuits qui ne sont qu'une fenêtre sur l'aurore
Je me souviens d'une chambre ouverte sur une palmeraie
Et la mandoline de lune des crapauds
Je me souviens d'une maison perdue au milieu des vignes
Et le vent qui se lève et le volet qui claque
Il y a des nuits qui bourdonnent dans le fond de la mémoire
Des nuits soudain de tous côtés comme un vertige de miroirs
Cet immense pays inconnu devant toi qui te ressemble
Il y a les nuits qui sont l'eau des limons à midi mordus
Il y a les nuits de saphir les puits sans corde descendus
Il y a les nuits de Shakespeare où le Roi Lear les bras tendus
Marche en portant Cordélia comme un reproche à la lumière.
L. ARAGON, Les poètes, "La nuit des jeunes gens".


Nuit mystique - Nox mystica
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Poème de résistance
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